août 28, 2020 Juliette Gallet

Pourquoi souhaitez-vous devenir entrepreneurs?

Quand nous avons réalisé qu’il n’existait plus de scierie à Genève, le désire de faire revivre cette activité sous un nouveau jour nous a rapidement poussé à imaginer notre propre entreprise. Nous sommes tous les deux amoureux des arbres et passionnés par l’usage du bois. Il y a une telle évidence dans le maintien d’une production de bois local que cela nous à convaincu de tenter l’aventure. Aussi, l’idée de pouvoir réinventer notre travail (initialement bûcheron et architecte avec un pied dans l’artisanat), développer de nouvelles idées tout en offrant un service et un matériau de base sont des perceptives enthousiasmantes qui nous aident à dépasser les difficultés inhérentes au fait d’entreprendre.

A quel besoin répond votre projet ?

Comme le bois est utilisé dans une multitude de domaines, la liste serait longue!  Le point de départ du projet, c’est d’offrir une alternative locale au bois qui est aujourd’hui importé, parfois de très loin, alors que l’on peut utiliser les arbres qui poussent juste autour de nous. Un autre aspect de notre projet est de recréer un lien avec notre environnement. Le bois est un élément important de cette relation et c’est ce que nous aimerions mettre en avant par une approche complète du travail du bois, de l’arbre jusqu’à l’habitat.

Quel impact durable souhaitez-vous avoir grâce à votre projet ?

Le premier impact est d’ordre environnemental. Avec un circuit ultra court, notre projet permet une grande réduction des émissions de CO2 liées au transport du bois. Le séchage industriel est également une opération généralement très gourmande en énergie. En choisissant la méthode du séchoir solaire, nous voulons montrer qu’il est possible de sécher le bois assez rapidement et sans dépense d’énergie inutile.
Nous espérons aussi un impact positif sur l’économie locale : en mettant en valeur une ressource indigène on peut créer non seulement de la richesse matérielle mais aussi des emplois durables et ancrés dans le territoire, pour autant qu’on continue de s’occuper des arbres et de la forêt avec le respect qu’ils méritent.

Pourquoi vous êtes-vous inscrits au Prix IDDEA ?

On a assez vite réalisé qu’un business plan solide nous serait très utile pour nous aider à prendre les bonnes décisions. On a vu le Prix IDDEA comme une occasion pour nous de se former dans des domaines où nous sommes un peu moins à l’aise comme le marketing et la communication. Le fait de devoir présenter notre idée à de multiple reprises et les retours que l’on reçoit régulièrement nous aident beaucoup à mieux cerner le cœur de notre projet. La possibilité d’un soutien financier pour notre activité qui démarre et la visibilité que nous donne ce concours sont aussi des facteurs importants qui nous ont motivés à franchir le pas.

Qu’est-ce que le Prix IDDEA peut vous apporter ?

Avec un suivi de longue durée, IDDEA nous apporte de nombreux regards sur notre idée et nous permet de mieux la cerner, de l’affiner, de la rendre plus pertinente pour le public et le contexte genevois en général. Pour nous c’est un grand avantage d’être “testés” par des observateurs bienveillants qui nous feront gagner beaucoup de temps dans la maturation nécessaire du projet.

IDDEA peut aussi nous apporter un réseau de personnes et de projets tournés vers les mêmes valeurs. La diversité des domaines abordés par les participant-e-s nous invite à imaginer des synergies ou des collaborations. C’est l’un des aspects très positifs de ce prix où nous avons découvert que l’échange y tient une place très importante.

Pour en savoir plus : https://lesdeuxrivieres.ch/